:: God de Woody Allen ::

Un spectacle en français avec un début, un milieu et une fin.

L'histoire L'histoire se passe en 500 avant J.-C. Deux Grecs anciens, un acteur (Diabetes) et un auteur (Hepatitis), recherchent la fin de la pièce qu'ils sont censés présenter dans très peu de temps au festival d'art dramatique d'Athènes. Lorsqu'ils se rendent compte qu'ils sont eux aussi à l'intérieur d'une pièce de théâtre, la discussion devient métaphysique: "Nous sommes deux Grecs antiques, à Athènes, et nous sommes sur le point de voir une pièce que j'ai écrite, dans laquelle tu joues, et voilà tout un tas de gens de Brooklyn, ou d'un autre endroit minable du même genre, qui sont en train de nous regarder jouer la pièce de quelqu'un d'autre! Et si eux-mêmes étaient les personnages d'une autre pièce? Et si quelqu'un les regardait?"

Une foule d'autres personnages, anciens et contemporains, passeront sur scène, tels que Woody Allen en personne, Blanche Dubois, issue d'Un Tramway nommé Désir de Tennessee Williams, ou encore Lorenzo, l'auteur-créateur de la vie des spectateurs présents dans la salle.

D'un rythme décapant, remplie d'anachronismes, cette comédie de Woody Allen oppose des personnages décalés issus d'univers complètement différents. God est une pièce drôle et intelligente: l'auteur américain y déploie, avec le talent qu'on lui connaît, son style, ses tiraillements métaphysiques, et surtout tout son humour.

A propos de Woody Allen
Allen Stuart Konisberg, ce juif-athée new-yorkais, est né à Brooklyn en 1935. Très tôt, il manifeste une forte tendance à la dérision et au non-sens. Dès l'âge de 15 ans, il écrit des papiers humoristiques sous le pseudonyme de Woody Allen.

Il est un talent que l'on oublie souvent de reconnaître au comique new-yorkais, c'est l'écriture. Pour certains, il est même un bien meilleur dialoguiste que cinéaste. Ses cibles favorites sont la psychanalyse, la philosophie, la musique classique et la bourgeoisie new-yorkaise. Il a écrit de nombreuses pièces de théâtre comme Play it again Sam, God ou encore La mort.

En 1975, il réalise son premier film avec Diane Keaton, Love and death. Deux ans plus tard, ils obtiennent (lui en tant que réalisateur, elle en tant que comédienne) trois Oscars pour Annie Hall (1977). Il connaîtra la consécration avec Manhattan (1979), un hommage à la ville de New-York faisant l'unanimité des critiques.

Mise en scène
Alignée sur l'esprit du texte: rythmée et délirante
Rythmée — Les scènes sont travaillées afin de pouvoir s'enchaîner rapidement, mais avec précision. Le texte étant relativement court (moins d'une heure), il laisse la place à des chorégraphies. Elles sont notamment utilisées pour la mise en place des décors, l'arrivée et les déplacements du chœur antique.

Délirante — Le texte est truffé d'humour. Pour le servir, la mise en scène suit cet état d'esprit. Nous jouons beaucoup sur le comique de situation et sur le travail de personnages décalés (inspirés par ceux des Monthy Python, ou encore par les protagonistes des films des frères Cohen).

L'anachronisme est un thème récurrent dans God, ainsi que l'interaction entre la scène et la salle. La plupart des comédiens du Dossier K sont issus de l'improvisation théâtrale, et apportent de l'eau au moulin du metteur en scène grâce à de nombreuses propositions.

L'essentiel des musiques est créé pour le spectacle. Certains morceaux sont joués en direct, à la guitare, au saxophone, ou encore à l'aide d'autres obscurs instruments...

Distribution
Mise en scène : Cédric Adrover, assisté par Vincent Brayer
Comédiens :
Doris Levine: Emilie Aubert
Diabetes: Samuel Bendahan
Hepatitis et le maître: Sébastien Monachon
Trichinosis, l'ami de Diabetes et la télégraphiste: Trân Tran
Lorenzo et le roi: Yves Londono
Blanche Dubois et la femme morte: Simone Honegger
Bursitis: Audrey Keller
Woody Allen: Vincent Brayer
Le souffleur et Wendy Destin: Khuê Tran
La secrétaire et le docteur: Jasmina Slacanin
Bob Destin: Chris Monks
Les spectateurs: Emilie Racine et Yves Willemin
Le chœur antique: Vincent Brayer, Audrey Keller, Yves Londono, Emilie Racine, Yves Willemin, Trân Tran et Valentine Berdat
Décors : Francesca Palazzi et Aline Moser
Eclairage : Yan Godat
Maquillage : Laure Valentini
Musique : Markus Honegger, Antoine Françoise et Julien Magnolay
Costumes : Valentine Savary, Minh Phim-Luc et Justine Mauroit

Représentations
Salle Polyvalente de l'EPFL
Du vendredi 29 avril au dimanche 1er mai 2005 à 17h30
Salle du château, Delémont
Les samedi 21 et dimanche 22 mai 2005 à 17h
Salle Polyvalente de l'EPFL (dans le cadre du festival de théâtre universitaire
Du jeudi 26 au samedi 28 mai 2005 à 20h30